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Comment une pleine lune nuit-elle au sommeil?

Le confort, c’est savoir que la fatigue due à la pleine lune est normale.

Vous êtes-vous surpris à bouger et à vous tourner durant une nuit de pleine lune? Vous n’êtes pas seul.
Une étude sur le sommeil menée en Suisse a établi un lien entre nos rythmes de sommeil et le cycle lunaire de 29,5 jours.
Après avoir analysé de nouveau des données d’une étude précédente, les chercheurs ont
découvert un lien surprenant. La perturbation du sommeil atteint des sommets les nuits avant
et après une pleine lune (source [en anglais seulement]).

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L’étude sur le sommeil d’origine

L’étude visait en premier lieu à en apprendre davantage sur les rythmes du sommeil de manière générale. Des chercheurs de l’Université de Bâle, en Suisse, ont suivi 33 sujets pendant trois ans.

Ils ont pris des mesures pour faire en sorte que des influences extérieures ne biaisent pas les résultats :

• Les participants ont suivi un horaire de sommeil et d’éveil rigoureux pendant une semaine avant leur séance.
• La consommation de caféine et d’alcool n’était pas permise pendant une semaine avant la séance.
• La pièce où ils dormaient n’était exposée à aucune influence extérieure, notamment le coucher du soleil et la lune.

Tout au long de l’étude, les chercheurs ont recueilli un éventail de données, dont :

1. le temps nécessaire pour s’endormir;
2. le temps de sommeil total;
3. les niveaux de mélatonine;
4. des rapports sur le niveau de repos des sujets le jour suivant.

À l’époque, les données collectées ont contribué au domaine en plein essor de la recherche sur le sommeil. Ce n’est que tout récemment qu’on a envisagé l’existence d’une autre influence possible (source [en anglais seulement]).

Un réveil lunaire

Dix ans après l’étude, les chercheurs suisses étaient à un bar – par coïncidence un soir de pleine lune. Ils discutaient sur cette étude, puis, soudainement, ils se sont aperçus qu’ils n’avaient jamais examiné officiellement l’incidence du cycle lunaire sur le sommeil.

Ce fait les a portés à analyser les données de nouveau (source [en anglais seulement]).

Dans cette foulée, ils ont découvert que les rythmes de sommeil étaient sujets à des changements majeurs qui concordaient avec le cycle lunaire de 29,5 jours. Les perturbations du sommeil étaient les plus importantes lorsque la pleine lune approchait.

Voici certaines de leurs découvertes concernant les nuits avant et après une pleine lune :

• En moyenne, les sujets prenaient cinq minutes de plus pour s’endormir
• Ils dormaient environ 20 minutes de moins
• Les niveaux de mélatonine étaient plus bas le jour suivant
• Les sujets signalaient avoir moins d’énergie le jour suivant (source).

Comprendre le lien avec la pleine lune

Les preuves obtenues convergent vers un lien biologique entre les humains et le cycle lunaire, mais on ne comprend toujours pas exactement pourquoi.

Nous savons, toutefois, que la force de gravité n’est pas à blâmer. Si la force gravitationnelle influe sur les marées, leur effet sur le corps est négligeable.

Les chercheurs suggèrent que, dans l’évolution, notre rythme circadien s’est adapté, jusqu’à s’harmoniser au cycle lunaire de 29,5 jours. Ce fait n’explique certes pas tout, mais est-ce nécessaire de tout comprendre?

Nous commençons à découvrir de très nombreux mystères liés au sommeil. Nous ne savons peut-être pas tout, mais une chose est sûre : améliorer son sommeil peut apporter des avantages physiques et psychologiques majeurs.

Un soir de pleine lune, l’univers tente peut-être de nous conseiller d’aller dormir.